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1er mars 2013

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Quand j’avais le blues, je faisais des mathématiques. Si, si, je pouvais passer des heures à résoudre des problèmes, tordre des formules dans tous les sens jusqu’à parvenir au résultat attendu. Ainsi, le temps s’écoulait sans que je ne me soucie de mes petits tracas. L’arithmétique avait ma préférence, le calcul mental était un de mes sports favoris et si les probabilités me posaient quelques problèmes purement déductifs, les statistiques n’avaient aucun secret pour moi. La géométrie se heurtait, par contre, à mon manque total de soin et de précision. Je n’excellais pas dans cette discipline mais nageais bien au-dessus de la moyenne et ne présentais aucun blocage. Ma compréhension tenait en grande partie à la qualité pédagogique de mes enseignants. Comme beaucoup d’élèves, j’avais le potentiel pour devenir mathématicienne mais, comme beaucoup d’élèves, je n’ai pas choisi cette voie. Pourquoi ? Peut-être parce que mes enseignants, aussi brillants furent-ils, n’ont pas réussi à me transmettre LA passion. Ce n’était, pour moi, qu’une matière obligatoire et je remplissais mon devoir d’élève.

Surtout, aucun d’entre eux ne s’est soucié de me faire comprendre le sens de cet apprentissage. Je n’ai pas eu la chance de participer à un rallye mathématique coopératif, ni d’être initiée à l’histoire de cette discipline, de connaître les joies et l’émulation de la recherche en mathématiques, de l’échange entre pairs, du travail en groupes autour de créations mathématiques. Je ne suis jamais allée dans une classe où l’enseignant pratiquait la pédagogie coopérative. Aucun n’utilisait le jeu comme source d’apprentissage…

Dommage ! Pas tellement pour moi, finalement, je ne m’en sortais pas trop mal dans cette matière mais pour tous les camarades que j’ai croisés et qui rencontraient, eux, dès leur plus jeune âge, de vraies difficultés au point de, finalement, se bloquer et se fâcher définitivement avec cette Science que Platon définissait comme le « vestibule obligé de la philosophie ».

Et je sais aujourd’hui, grâce aux chercheurs, enseignants, psychologues… rencontrés pour ce dossier que cela aurait pu être différent pour eux et que beaucoup de souffrance aurait pu être évitée.

Marie-France Rachédi

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