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2 mai 2013

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Apprendre avec son corps et ses sens en mouvement ! N’est-ce pas, finalement, la quintessence de l’Ecole hors les murs et le moyen le plus efficace pour ancrer les connaissances dans les esprits ? « Je crois profondément qu’apprendre, c’est se déplacer (…) affirmait, en 2002 [1], Dominique Bucheton. Pour que les enfants apprennent, et j’en suis de plus en plus convaincue, il faut créer des situations didactiques où les déplacements soient en même temps cognitifs, intellectuels, psychoaffectifs, identitaires, langagiers  ». Toutes ces conditions nécessaires à l’entrée dans les apprentissages sont difficiles à réunir en classe ordinaire, mais présentes, au quotidien, lors d’une classe transplantée, d’un séjour de découverte ou lors d’une sortie scolaire intégrée dans un projet.

Des tests rigoureux, comparant de jeunes élèves en situation d’apprentissage classique et des enfants faisant régulièrement l’école en milieu naturel, montrent que les seconds, à égalité de scolarisation, présentent des compétences plus développées en termes de sociabilité, créativité, cognition et une plus grande envie d’école. Plusieurs rapports [2] de recherche, depuis 2004, viennent renforcer ces thèses. Ils exposent, en particulier, l’influence positive des travaux pratiques extérieurs sur les apprentissages disciplinaires : ils favorisent la rétention des connaissances et renforcent les liens entre les dimensions affective et cognitive de l’apprentissage.

Les sorties en milieu naturel , les voyages scolaires… augmentent la motivation et le sentiment de responsabilité des élèves, tout en renforçant leur sentiment d’appartenance et en influant positivement sur les relations entre pairs, avec les enseignants et avec les membres de la communauté. Si tant est, précisent ces rapports, que leur inscription dans le travail en classe soit explicite. Et, ajoutons-nous, à travers les réflexions et expériences présentées dans ce dossier, que ces activités, actions, découvertes hors les murs s’appuient sur une dynamique de projet comprenant :

- un avant : préparation, montage du projet, mobilisation de l’information, mise en appétit des élèves…

- un pendant : l’expérience qui va être vécue ;

- un après : exploitation en classe, mobilisation des apprentissages, ancrage des savoirs.

Marie-France Rachédi

[1] in « Devenir l’auteur de sa parole », Dominique Bucheton, maître de conférences en Sciences de l’éducation, IUFM de Montpellier. Ministère de l’Education nationale - Direction de l’Enseignement scolaire - Eduscol Janvier 2002.

[2] Comme celui publié par la National Foundation for Educational Research (NFER) qui fait état des bénéfic es de ces activités sur l’apprentissage, en examinant les résultats de 150 études réalisées entre 1993 et 2003. Ces mêmes bénéfices sont soulignés dans un rapport publié par l’OSFTED, en 2004 : Outdoor education : Aspects of good practice.

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