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9 novembre 2011

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La poésie, un mot qui fait rêver, surtout les enfants qui plongent dans cet univers particulier et découvrent un autre langage, celui qui parle aux sens, les éveille, sollicite une mémoire profonde plus sensorielle que rationnelle. Pourtant, la poésie reste maltraitée à l’école car, comme le souligne cette enseignante : « Moi, enseignante d’école primaire, je peux parfaitement ne jamais faire entrer la poésie dans ma classe sans qu’il me le soit reproché par les instances qui comptent -lesquelles auraient tôt fait de me remettre dans le droit chemin si j’oubliais de faire de la mathématique ! ». Les textes officiels, les programmes, la formation des enseignants incitent peu, il est vrai, les enseignants à réaliser des projets « poésie ». Aussi, l’entrée en poésie, dans le primaire, se limite souvent à l’activité mémorisation/ récitation à laquelle s’ajoute, dans le secondaire, la délicate et souvent ennuyeuse « explication de texte ».

La poésie peut apporter tellement plus, développer des compétences autres que celles habituellement sollicitées à l’école, elle est essentielle au développement de l’enfant, du jeune… Pour le prouver, nous avons, dans ce dossier, fait appel à des poètes, connus ou moins connus, intervenant, pour la plupart, dans le cadre d’atelier d’écriture ou formant des adultes. Nous avons sollicité des éditeurs qui ont fait le pari, toujours gagné, d’éditer des poésies à destination des enfants et des adolescents. Nous avons interrogé des enseignants, certains poètes, certains de formation littéraire, d’autres, ni l’un, ni l’autre, sur leur pratique de classe… Tous sont convaincus de l’intérêt de la poésie pour tous les enfants et tous les jeunes, surtout ceux en difficulté scolaire. Car la poésie permet de sortir des sentiers battus, rigides, classiques, des pratiques langagières. Elle se permet de bafouer la syntaxe, de jouer avec les mots, de jongler avec la grammaire, de faire des pieds de nez à la conjugaison. Elle pose des questions universelles : la vie, la mort, l’amour, la joie, la peine… Elle est plus qu’une invitation au voyage, elle est voyage.

Marie-France Rachédi

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