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9 novembre 2011

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La France est un pays fortement marqué pour son attachement aux plaisirs de la table. Au sein de chaque famille, les secrets de cuisine se transmettent de génération en génération. Si la cuisine a longtemps été laissée aux mains expertes des mamans, seules ouvrières à la maison, il n’est plus rare aujourd’hui de trouver des hommes qui prennent également plaisir à préparer un bon plat. Les spécialités culinaires régionales servent autant aux offices de tourisme que les curiosités locales pour constituer la carte de visite qui attirera les touristes. Cette spécificité française a même été la source de quelques déclarations célèbres de Chefs d’Etat, comme celle de Sir Winston Churchill qui, soucieux du devenir des Français, estimait qu’« un peuple qui a créé plus de 400 fromages ne saurait disparaître » ou du Général De Gaulle qui se demandait « comment gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromages »… Facteur important de reconnaissance de l’appartenance à une culture patrimoniale, la cuisine apparaît aussi comme un vecteur d’intégration. Pour preuve, les résultats d’une enquête menée par la SOFRES, en septembre 2004, qui plébiscite le couscous comme plat exotique préféré pour 54 % des Français interrogés…

Mais toute cette culture, ce patrimoine, ce bien-être à la française seraient-ils menacés par le non-goût culinaire des générations futures ? Certains crient au développement de la malbouffe, aux envahisseurs OGM, la vache folle fait peur ! Et, tandis que les « fast food » continuent leur petit bout de chemin, l’enquête ObEpi 2003 révèle une augmentation du surpoids et de l’obésité chez les jeunes en France : en 2003, près de 16 % d’entre eux présenteraient un excès pondéral et 4 % souffriraient d’obésité [1].

Alors, on peut réellement s’interroger sur la nécessité de développer l’éducation nutritionnelle qui représente un réel enjeu de société en termes de santé publique, de mode de vie, de respect de l’environnement et de préservation des cultures et patrimoines. Au regard de tous ces potentiels, il ne serait pas aberrant qu’elle figure en bonne place dans les programmes scolaires.

Philippe Saint-Germain

[1] ObEpi 2003 : 3ème enquête épidémiologique nationale sur l’obésité et le surpoids en France, Laboratoire Roche, Sofres, enquête conduite par le Docteur Marie-Aline Charles, épidémiologiste à l’INSERM (unité 28) et le Professeur Arnault Basdevant, chef du service de nutrition de l’Hôtel-Dieu.

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